Comment réussir la mise en œuvre du changement ?

Rédigé par Yann MAHIEU, Directeur de projet qualité organisation
Vendredi 13 Juin à 09:55

Le changement est un fil conducteur commun à toute entreprise privée ou structure publique quelle que soit sa taille.  Au cours des dernières décennies, de nombreux ouvrages ou études ont été publiés sur ce sujet, sous des angles différents, incluant l’acceptation ou la résistance au changement.

Notre monde a toujours changé mais il change aujourd’hui plus vite et les organisations doivent s’adapter au même rythme. Anticiper et maitriser le changement est le moyen pour les organisations de perdurer et de se développer.

Se donner les moyens d’appliquer le changement

L’une des clés de réussite de la mise en œuvre du changement est de s’assurer que les choix faits par la Direction puissent trouver leur application concrète. Il peut arriver, en effet, de constater des décalages entre le projet initial et les résultats obtenus. Ces décalages peuvent prendre plusieurs formes et intensités : retard, modification voire parfois inversion dans l’application des décisions. Tout au long de votre projet, il sera important de savoir les constater et tout autant de savoir les analyser.

D’où viennent les distorsions et comment les éviter ?

Leurs origines sont de deux types : internes et/ou externes.

Dans le premier cas, le meilleur moyen de les éviter est de bien préparer le terrain en amont. Ceci permettra de s’assurer que les ressources à disposition sont en capacité d’intégrer le changement et d’obtenir leur adhésion nécessaire à l’application in fine des choix faits par la Direction. L’objectif étant de faire en sorte que le nouveau système fonctionne.

Ceci est adapté notamment dans le cas de la mise en place d’un nouveau système de pilotage, si vous souhaitez améliorer la qualité des prestations offertes ou encore fusionner des unités…

Le second type de distorsion possible est « externe » et peut être dû aux exigences de l’environnement (surtout lorsqu’il est concurrentiel). Celles-ci imposent par exemple à l’organisation d’intégrer de nouvelles normes ou de réagir face à l’effet d’ouverture d’une structure aux prestations identiques.

Dans ce cas, il s’agira de donner les moyens à chacun dans la structure de connaitre et de s’adapter aux nouvelles exigences. C’est la capacité de la structure à faire face à ces pressions, à les anticiper, à s’y adapter, qui permettra de limiter les effets négatifs de ces contraintes, voire même de profiter de leviers positifs.

De manière générale, pour favoriser la réussite des actions, il est préconisé d’estimer les points de blocage et les types de résistances possibles avant de lancer tout projet. Or, pour la Direction il peut être difficile de repérer tous les risques de dysfonctionnement qui peuvent se retrouver à différents niveaux : ils peuvent être liés au mode de management, à l’organisation des services (cloisonnement), au pilotage (transparence)…

Toute organisation devra ainsi s’assurer que les différents paramètres nécessaires soient en place afin d’accroître la probabilité de réussite : c’est ce que l’ont peut appeler la déclinaison opérationnelle.

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