Damien LATRASSE-MESLET

Quel impact la révolution numérique a-t-elle sur la Qualité de Vie au Travail dans le secteur public ?

Rédigé par Damien LATRASSE-MESLET, Psychologue clinicien et consultant en santé au travail
Jeudi 30 Novembre à 00:00
Si beaucoup de structures publiques ont d’ores et déjà bâti un état des lieux généraliste sur les risques psychosociaux, le passage à une culture pérenne de la Qualité de Vie au Travail impose une considération plus fine encore pour les sources organisationnelles de mal-être. Si celles-ci génèrent effectivement des troubles chez l’individu elles impactent également la qualité de service rendu à l’usager. Ainsi, les efforts déjà engagés en matière de prévention doivent persévérer vers l’identification puis la correction des risques induits directement par les changements majeurs liés à l’évolution de notre société moderne. Ces changements conditionnent en effet d’une manière nouvelle notre rapport au travail. Ainsi, les attentes des agents viseront davantage aujourd’hui une meilleure conciliation vie professionnelle/vie privée par exemple. Nos retours d’expériences en tant que consultants en santé au travail nous instruisent du fait que la frontière entre ces deux sphères est aujourd’hui plus « poreuse » dans les ressentis des agents rencontrés. Le smartphone, qu’il soit personnel et/ou professionnel, la messagerie électronique, les solutions informatiques, le télétravail, l’avènement progressif des objets connectés, sont autant d’outils ayant de multiples impacts sur notre manière quotidienne de nous organiser et d’appréhender le rapport aux autres.

La prévention primaire du risque de burn-out

Rédigé par Damien LATRASSE-MESLET, Psychologue clinicien et consultant en santé au travail
Lundi 24 Avril à 09:09
Dans le cadre spécifique de la prévention du burn-out au sein des collectivités, la priorité est de repenser le rapport de l’individu au travail, notamment en période de forte exigence ou dans une activité fortement contrainte par des délais. Dans ce sens, il s’agit d’envisager la prévention du risque d’épuisement professionnel le plus en amont possible. Voici quelques mesures recommandées : S’assurer des liens entre les efforts demandés et le degré d’exigence de l’objectif recherché Limiter autant que possible la mobilisation de l’agent pour ne pas générer chez lui un mode de sur-sollicitation permanent Rappeler aux agents la notion de « droit à l’erreur » en référence à l’Accord National Interprofessionnel sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) et l’Egalité Professionnelle (EP) du 19 juin 2013 Intégrer la notion de développement collectif dans la culture de la collectivité afin d’éviter le cloisonnement et la compétitivité entre les individus

Le burn-out : une pathologie de l'engagement ?

Rédigé par Damien LATRASSE-MESLET, Psychologue clinicien et consultant en santé au travail
Lundi 10 Avril à 17:01
Le discours de la psychologie clinique a vocation à nommer les maux dont souffrent les individus. Car mettre en mots constitue déjà un premier pas dans l’espace thérapeutique. Une fois le trouble nommé et défini, il est toujours intéressant d'écouter attentivement la manière dont l’agent-patient s’approprie son diagnostic : « quand j’ai eu mon burn-out », « depuis mon burn-out », « ah moi le burn-out je peux vous en parler »¹. De nombreuses situations de la vie personnelle peuvent venir faire violence à l’individu et la relation que nous entretenons avec le travail a, de la même manière, une valeur relevant de l'intime, de l'identité. Car le travail est, le cas échéant, un lieu de création fantastique, de dépassement de ses limites, de découverte de soi et de l'autre. Il s’agit donc d’une construction, tout au long d'une carrière, de l'identité professionnelle ET personnelle. De par cette vocation, la rencontre avec le travail peut aussi bousculer les fondements de cette identité.