Edouard DE CREPY

Le workaholism : comment se manifeste-t-il dans le secteur public ? 2/2

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Lundi 31 Juillet à 15:44
Le lien indissociable entre travail et santé a été l’objet d’études visant notamment à décrire certaines pathologies inhérentes à la pratique même d’une activité professionnelle. En effet, le travail peut amener des déviances chez celui qui cherchera à en exacerber le caractère gratifiant ou à y trouver une satisfaction excessive. On parle dès lors d’addiction au travail, ou de « workaholism », tel que défini dans la précédente contribution d’Edouard De Crepy sur le sujet. Si l’addiction au travail est comportementale et qu’elle reste inhérente à une forme de choix, il n’en est pas moins vrai que des facteurs extérieurs en favorisent l’apparition. Ainsi, dans une mairie d’Île-de-France, des difficultés d’ordre privé d’une responsable de service l’amenaient à avoir des amplitudes de travail quotidiennes de quinze heures, suscitant l’inquiétude de son équipe.

Le workaholism : comment se manifeste-t-il dans le secteur public ? 1/2

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Lundi 17 Juillet à 16:53
Le travail est majoritairement reconnu comme une des activités indispensables à la construction et à l’évolution de la personnalité. La pratique d’une activité professionnelle a, dès lors, des incidences sur la santé, qui peuvent être directes ou indirectes, positives ou négatives. Si les troubles musculo-squelettiques et psychosociaux seront bien sûr considérés comme des conséquences négatives, en revanche, la stimulation intellectuelle, l’accomplissement de soi et la construction de relations sociales comptent parmi les incidences positives. Ce lien indissociable entre travail et santé a fait l’objet d’études visant notamment à décrire certaines pathologies inhérentes à la pratique même d’une activité professionnelle. En effet, le travail peut amener des déviances chez celui qui cherchera à en exacerber le caractère gratifiant ou à y trouver une satisfaction excessive. On parle dès lors d’addiction au travail, ou de « workaholism » (terme anglais introduit par le psychologue américain W. Oates en 1971).

V2014 : un contrôle durable de la qualité à intégrer à l'activité

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Mardi 31 Mai à 10:00
La procédure de certification des établissements de santé a été mise en place en 1999 par la Haute Autorité de Santé (HAS). Son objectif premier est de permettre l’évaluation de la qualité et de la sécurité des soins dispensés ainsi que des prestations proposées par les établissements de santé publics ou privés (le champ d’application précis étant défini dans le code de la Santé Publique). En revanche, les activités médico-sociales, de recherche et d’enseignement ne sont pas concernées par la certification, quand bien même elles se dérouleraient au sein d’un établissement de santé. L’acquisition de la certification nécessite au préalable une étape d’engagement, une phase d’évaluation, et une visite d’experts-visiteurs, l’ensemble devant s’inscrire dans un planning prédéfini. Cette évaluation est réalisée par un organisme externe. Plusieurs versions se sont succédées, à savoir la V2007, la V2010 et plus récemment la V2014. Afin de tirer des enseignements des précédentes versions de certification, celles-ci ont fait l’objet d’études a posteriori et ont permis de faire émerger des axes positifs et des améliorations potentielles.

Construire un baromètre social efficace : quelques règles à respecter

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Lundi 25 Août à 09:00
Comme récemment évoqué dans un précédent article, le climat social, composante déterminante de la productivité des organismes publics et de la qualité de service rendu aux usagers, peut se mesurer au travers de la mise en œuvre d’un baromètre social. De plus en plus d’organismes optent pour ce type d’outil, qui peut prendre la forme d’un sondage ou d’une enquête. Bien que différentes dans leur organisation, les structures abordent des thèmes communs autour de la notion de qualité de vie au travail telle que définie par l’Accord National Interprofessionnel du 19 juin 2013, c’est à dire « les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail, et leur capacité à s’exprimer et à agir sur son contenu ». La satisfaction au travail, la politique de ressources humaines, les conditions de travail, les relations avec la hiérarchie, la qualité de la communication, les valeurs de l’entreprise ou encore le stress figurent parmi les thèmes les plus régulièrement abordés dans un baromètre social.

Dans quels cas est-il opportun de mesurer le climat social ?

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Mardi 12 Août à 09:00
La qualité de service rendu aux usagers et la productivité sont au cœur des préoccupations des organismes publics. Parmi les facteurs déterminants de cette productivité figure le climat social. L’absentéisme, le turn-over, certaines revendications ou encore les risques psychosociaux sont autant de paramètres grâce auxquels il est possible d’évaluer le climat social au sein d’une structure. Mettre en œuvre, ponctuellement ou régulièrement, un baromètre social est également un moyen efficace pour mesurer la qualité de vie au travail, élément clé du climat social. Il s’agit d’obtenir une représentation, à un instant donné, des atouts d’une structure et des sources de tensions éventuellement existantes. Ce type d’outil consiste à dresser un état des lieux qualitatif de la situation perçue par les agents. Il permet de partager un diagnostic avec l’ensemble des parties prenantes et d’engager des actions concrètes. Il est aussi un bon outil de valorisation du personnel.