Jean-Michel MAUREL

QVT et Santé des agents dans les établissements hospitaliers - 2e partie

Rédigé par Jean-Michel MAUREL, Médecin Conseil
Lundi 23 Juillet à 09:06
Il apparaît que les agents ayant une plus grande ancienneté sont plus sensibles aux conditions de travail. La pyramide des âges étant ce qu’elle est, nous trouvons de prime abord une corrélation « naturelle » entre la tranche d’âge et l’absentéisme. Six agents sur dix font le lien entre leur activité et leur état de santé sans que l’on puisse pour autant affirmer que le travail soit à l’origine de leur pathologie ou s‘il vient aggraver un état existant. L’interaction avec la sphère privée est souvent évoquée. Par contre, les troubles ressentis apparaîssent dès cinq années d’ancienneté, ce qui, à l’échelle d’une carrière, est précoce et apporte surtout un regard différent sur l’idée que l’absentéisme serait fortement lié au vieillissement. L’hypothèse que les conditions de travail commencent à toucher les plus jeunes autant que les anciens est un facteur nouveau qui doit interpeler sur une organisation qui transforme la façon de travailler alors que la nature et l’objectif du travail n’ont pas forcément changé.

QVT et santé au travail dans les établissements hospitaliers - 1ère partie

Rédigé par Jean-Michel MAUREL, Médecin Conseil
Lundi 09 Juillet à 16:48
Des risques psychosociaux à la qualité de vie au travail Un rapport de janvier 2018* du régime général d’assurance maladie portant sur les affections psychiques liées au travail apporte un éclairage sur l’évolution des risques psychosociaux (RPS) et des troubles psychosociaux (TPS) chez les salariés pris en charge au titre des accidents du travail (AT). On note qu’en 2016 ils représentaient 3,2 % des accidents de travail, soit environ 20 000 cas. Entre 2011 et 2016, on constate une réduction globale de la sinistralité au travail tous motifs et secteurs confondus alors que la part liée aux TPS est en nette progression, passant de 1 à 1,6 %, avec un taux de reconnaissance de 70 % stable. Ainsi, la croissance des accidents de travail pour TPS est bien liée au plus grand nombre de leurs déclarations et non à une reconnaissance plus facilement accordée.

Pourquoi déclencher une expertise médicale en cas de rechute suite à un accident de service ?

Rédigé par Jean-Michel MAUREL, Médecin Conseil
Jeudi 30 Avril à 10:03
En cas de rechute, l’expertise médicale peut s’avérer précieuse pour vérifier que l’événement déclaré est bien en relation exclusive avec un accident déjà reconnu imputable. Pour s’assurer de l’opportunité et de l’efficacité d’une telle expertise, voici quelques éléments indispensables à savoir sur la notion de rechute. Bien qu’il n’y ait pas de définition juridique, en pratique elle est considérée par le médecin expert comme l’aggravation spontanée d’un état qui a été auparavant guéri ou le plus souvent consolidé. Elle doit survenir en dehors de toute nouvelle cause traumatique ou autre pathologie clairement identifiées qui seraient alors des facteurs d’aggravation, et dans un délai raisonnable ou concordant. La rechute ne doit donc pas être confondue avec la récidive d‘un accident sur le même site lésionnel.

Dans quelles circonstances utiliser l’expertise médicale ?

Rédigé par Jean-Michel MAUREL, Médecin Conseil
Mardi 31 Mars à 17:15
Dans un contexte d’augmentation des absences pour raison de santé et notamment des accidents de service avec arrêts, l’expertise médicale, si elle est déclenchée de façon pertinente, peut s’avérer un outil précieux pour maîtriser ce type de risque. Utilisée à bon escient, l’expertise permet de se positionner sur l’imputabilité médicale au service des accidents survenus.