Addictions : quelle légitimité d’action pour l’employeur public ?

Rédigé par Régis DOUAUD, Consultant en santé au travail
Mardi 07 Octobre à 12:38
Le phénomène d’addiction est difficile à appréhender et pourtant très présent autour de nous. Les addictions à l’alcool, de loin les plus fréquentes et les plus connues, ne sont pas les seules à exister. Le phénomène d’addiction, qui se définit par l’impossibilité de s’abstenir d’un produit ou d’un comportement, malgré ses conséquences néfastes, peut s’appliquer à beaucoup de substances : alcool, tabac, cannabis et dérivés, héroïne, médicaments… Mais aussi à des comportements : sport, jeu, sexe, travail, alimentation (anorexie, boulimie...), etc. Bien entendu, tous ces produits et comportements n’entrainent pas une addiction chez l’ensemble de la population. L’employeur public face à la présence de ce phénomène dans son organisation peut paraitre bien démuni, et pourtant il a son rôle à jouer.

Prévention des risques : mieux vaut convaincre que contraindre

Rédigé par Maxime PERROT, Ingénieur hygiène et sécurité
Lundi 22 Septembre à 11:15
La prévention des risques peut être perçue comme une obligation réglementaire par les employeurs et une source de dépense supplémentaire. Souvent vécue comme une contrainte, les agents y voient une source de complications complémentaires au quotidien : port d’EPI, respect de procédures, obligation de formations, habilitations… Au-delà de cet aspect légal, la sécurité des personnes en milieu professionnel peut également devenir un sujet qui rassemble les opérationnels comme les encadrants, les partenaires sociaux comme la direction. Voici quelques clefs de fonctionnement.

Construire un baromètre social efficace : quelques règles à respecter

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Lundi 25 Août à 09:00
Comme récemment évoqué dans un précédent article, le climat social, composante déterminante de la productivité des organismes publics et de la qualité de service rendu aux usagers, peut se mesurer au travers de la mise en œuvre d’un baromètre social. De plus en plus d’organismes optent pour ce type d’outil, qui peut prendre la forme d’un sondage ou d’une enquête. Bien que différentes dans leur organisation, les structures abordent des thèmes communs autour de la notion de qualité de vie au travail telle que définie par l’Accord National Interprofessionnel du 19 juin 2013, c’est à dire « les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail, et leur capacité à s’exprimer et à agir sur son contenu ». La satisfaction au travail, la politique de ressources humaines, les conditions de travail, les relations avec la hiérarchie, la qualité de la communication, les valeurs de l’entreprise ou encore le stress figurent parmi les thèmes les plus régulièrement abordés dans un baromètre social.

Dans quels cas est-il opportun de mesurer le climat social ?

Rédigé par Edouard DE CREPY, Consultant ressources humaines et organisation
Mardi 12 Août à 09:00
La qualité de service rendu aux usagers et la productivité sont au cœur des préoccupations des organismes publics. Parmi les facteurs déterminants de cette productivité figure le climat social. L’absentéisme, le turn-over, certaines revendications ou encore les risques psychosociaux sont autant de paramètres grâce auxquels il est possible d’évaluer le climat social au sein d’une structure. Mettre en œuvre, ponctuellement ou régulièrement, un baromètre social est également un moyen efficace pour mesurer la qualité de vie au travail, élément clé du climat social. Il s’agit d’obtenir une représentation, à un instant donné, des atouts d’une structure et des sources de tensions éventuellement existantes. Ce type d’outil consiste à dresser un état des lieux qualitatif de la situation perçue par les agents. Il permet de partager un diagnostic avec l’ensemble des parties prenantes et d’engager des actions concrètes. Il est aussi un bon outil de valorisation du personnel.

Les feux d’artifices : conseils et bonnes pratiques en matière de prévention du risque pyrotechnique

Rédigé par Nicolas BARREAU, Ingénieur hygiène et sécurité
Jeudi 10 Juillet à 09:46
À l’approche de la saison estivale et de la fête nationale, les préparatifs pour l’organisation des traditionnels feux d’artifices sont en cours dans les communes. Si l’on utilise aujourd’hui aisément le vocable « spectacle pyrotechnique », ces tirs nécessitant l’utilisation d’artifices n’en demeurent pas moins dangereux et doivent répondre à une réglementation précise en matière de prévention. Le décret n°2013-973 du 29 octobre 2013 est venu récemment modifier le code du Travail en ajoutant les articles R4462-1 à 36 dans un chapitre dédié à la prévention du risque pyrotechnique. Avant, pendant, et après le tir, des règles précises doivent être respectées. Celles-ci concernent à la fois, la sécurité dans le cadre du transport et du stockage des artifices, ainsi que la formation des personnels chargés de conduire ou de surveiller les activités pyrotechniques. Ce décret prévoit également la rédaction et mise en place d’une étude et de consignes générales de sécurité.

Collectivités territoriales : aggravation conjointe des absences en maladie et en accident du travail depuis 5 ans

Rédigé par Fabien JOBINIOT, statisticien
Lundi 30 Juin à 17:00
Deux nouvelles notes de conjonctures, publiées par SOFCAP (entité de Sofaxis), issues des arrêts de travail déclarés par les collectivités territoriales entre 2008 et 2013, font état d’une aggravation conjointe des absences en maladie et en accident du travail depuis 5 ans. Pour ces deux natures d’arrêt, la gravité augmente respectivement de 15 % en maladie et de 45 % pour les accidents du travail depuis 2008. Les dernières tendances de la maladie : Si la gravité continue de croître en 2013, le nombre d’arrêts et le nombre d’agents arrêtés, qui avaient entamé une baisse en 2012, restent globalement stables. Ceci s’explique notamment par le recul des arrêts de courtes durées, en particulier ceux de 1 et 2 jours. Ainsi les arrêts sont majoritairement courts : 50 % durent moins d’une semaine.

Comment réussir la mise en œuvre du changement ?

Rédigé par Yann MAHIEU, Directeur de projet qualité organisation
Vendredi 13 Juin à 09:55
Le changement est un fil conducteur commun à toute entreprise privée ou structure publique quelle que soit sa taille. Au cours des dernières décennies, de nombreux ouvrages ou études ont été publiés sur ce sujet, sous des angles différents, incluant l’acceptation ou la résistance au changement. Notre monde a toujours changé mais il change aujourd’hui plus vite et les organisations doivent s’adapter au même rythme. Anticiper et maitriser le changement est le moyen pour les organisations de perdurer et de se développer.

Comment limiter l’impact financier des absences du personnel IRCANTEC ?

Rédigé par Martial SOLIER, Spécialiste du Statut de la Fonction publique
Lundi 28 Avril à 09:00
Tout comme pour leurs agents CNRACL, les structures publiques employant des agents non titulaires sont exposées au risque de voir leur personnel absent pour raison de santé. Si pour ces agents IRCANTEC, la Sécurité sociale participe à leur indemnisation et au paiement des frais médicaux, dans de nombreux cas, tout ou partie du paiement des prestations reste à la charge de la structure. À titre d’exemple, en cas de maladie ordinaire, l’employeur devra indemniser à 100 % les agents non titulaires effectuant moins de 200 heures par trimestre.

La prévention des risques professionnels pour un élu : les enjeux et fondamentaux

Rédigé par Nicolas BARREAU, Ingénieur hygiène et sécurité
Lundi 14 Avril à 09:41
Parmi toutes les missions qui incombent aux élus, la prévention des risques professionnels au sein des collectivités territoriales est un véritable enjeu à relever, dans un contexte où les arrêts pour accident de travail et maladie professionnelle, notamment, sont en constante augmentation depuis plusieurs années : le nombre d’arrêts en accident du travail augmente de 23 % en 5 ans et leur gravité de 45 % ¹. Cet enjeu est de plusieurs ordres : L’humain au centre des priorités Prévenir les risques, c’est d’abord engager des actions pour éviter et/ou réduire les accidents du travail, les maladies professionnelles.

Que veut-on mesurer lorsque l'on parle d'absentéisme ?

Rédigé par Fabien JOBINIOT, statisticien
Lundi 17 Mars à 10:09
Il existe plusieurs types d’absences, celles pour raison de santé (maladie, accident…), les absences pour formation professionnelle, pour motif syndical, pour convenance personnelle, pour garde d’enfant ou encore les absences pour congé annuel ou RTT … Il convient de définir clairement et précisément le périmètre de ce que l’on veut mesurer et s’y tenir dans le temps si l’on souhaite en apprécier l’évolution. Le taux d’absentéisme est un indicateur global qui mesure le poids des absences globales sur l’effectif étudié. Une formule de calcul qui mesure le volume des jours d’absence, rapporté à l’effectif de la structure étudiée au regard du nombre de jours travaillés par les agents, permet une traduction simple du ratio obtenu : ainsi, un taux d’absentéisme de 10 % sur une structure de 100 personnes, caractérise en moyenne, l’absence tout au long de l’année de 10 d’entres elles, soit un fonctionnement avec un effectif de 90 et non plus de 100. Un chiffre seul peut-il qualifier l’absentéisme ?

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